Le film

Publié le par masa

GOENDAMA

          - cinq yen -

DE MASAYASU EGUCHI

 

France,  2008, 72min,  film documentaire    Avec : Izumi Yamada, Eric-Maria Couturier        Production : Inter Bay Films.

 

Note d’intention : Le documentaire « GOENDAMA» suit les traces du paysage mental d’un musicien atypique, Eric-Maria Couturier, violoncelliste de 35 ans. S’il débute avec brio une carrière internationale, c’est dans ses relations les plus intimes à la musique que le réalisateur Masayasu Eguchi a choisi de le saisir. La rencontre à Paris avec Izumi, une japonaise de 48 ans, atteinte d’un cancer, l’incite à explorer de nouveaux chemins musicaux. Il semble guider tout autant par sa curiosité généreuse des autres que son sens spontané de l’amitié dont l’expression transcende les barrières de la langue. Suivre Eric-Maria, c’est alors pénétrer dans une musique du temps, une musique des lieux, où tout devient vibrations : les voix, le souffle du vent, les couleurs, les mouvements de l’archet, la démarche du musicien dans les rues de Paris, de Kyoto, d’Oita ou sur un pont de bois…

Synopsis : Eric-Maria Couturier, un violoncelliste de talent, rencontre à Paris Izumi Yamada, une japonaise de 48 ans atteinte d’un cancer. Ses jours sont comptés, et c’est dans la capitale française qu’elle a choisi de faire le dernier voyage de sa vie.  Au cours d’un dîner chez le musicien, entourés d’amis, Eric-Maria chante et joue de son instrument, notamment une interprétation des suites de Bach qui bouleverse les convives, particulièrement Izumi. Ils s’échangent un objet en se promettant de se revoir au Japon : il lui remet un éventail qui lui est cher ; elle lui transmet, par l’intermédiaire de sa fille, une pièce de cinq yen (go-en en japonais, dont un terme homophone recouvre les notions de destin et de liens qui unissent les gens) dans l’attente de leurs retrouvailles. Cet échange marque le point de départ d’un voyage de 10 000 kilomètres qui mène Eric-Maria au Japon où il a promis à Izumi de lui offrir une thérapie par la musique à travers son interprétation. Pour le musicien, le voyage s’apparente également à un cheminement spirituel vers ses origines, associé à la quête d’une musique plus personnelle. Eric-Maria, orphelin à la suite de la guerre du Vietnam, a été adopté par un couple français alors qu’il avait 9 mois. Sa mère adoptive est décédée d’un cancer du sein il y a 9 ans.  On le suit ainsi de Paris à Kyoto, puis à Oita, la ville d’Izumi, où il se livre à une interprétation spéciale pour les enfants d’un orphelinat où la malade a longtemps travaillé. L’un d’eux, Yuto, cinq ans, s’empare du violoncelle avec une spontanéité si naturelle que le musicien décidera de lui offrir l’instrument. Là encore, les réflexions d’Izumi et d’Eric-Maria fusionnent.  Lorsqu’ils sont tous les deux, Eric-Maria se nourrit du rayonnement d’Izumi pour jouer « dans son corps ». Par les vibrations graves de l’instrument, le corps de la malade libère des parties très intimes du psychisme et physique, entraînant Izumi dans des rêves éveillés.













Montagnes d'Oita


BIOGRAPHIE du réalisateur

Masayasu Eguchi est né en 1964 à Saga au Japon. A 23 ans, il  monte sa compagnie de théâtre musical à Tokyo. Mais c’est vers le cinéma que le poussent ses rêves. A la recherche d’une idée de film, il commence alors à voyager autour du monde. Asie , Australie, Europe, il parcourt la planète pendant plus d’une année avant de poser provisoirement ses valises à Londres où il réalise  son premier cours métrage.

C’est à 25 ans qu’il débarque à Paris. Une des première  chose qu’il y fait est une performance devant le Centre George Pompidou. Séduit par la ville il décide de s’y installer.  Depuis, il a travaillé dans plusieurs sociétés de production, effectué un stage de réalisation à l’école Louis Lumière et,  en 1996 créé sa société de production.

Producteur réalisateur de plusieurs courts métrages, reportages ou documentaires destinés aux chaines japonaises avec sa société parisienne, il décide en 2003 de faire un court retour au Japon, le temps de travailler comme assistant réalisateur sur deux long métrages de Takashi Miike, réalisateur japonais.

Avec GOENDAMA il signe son premier film documentaire.

 

 

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Petit Page 19/04/2010 20:55


Eguchi-san, omedetô gozaimasu!
J'espère voir un jour votre travail, qui éveille ma curiosité...
mata ne!
Le Petit Page, qui s'incline